L'insoumise

L'insoumise
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# Posté le lundi 30 avril 2007 15:02

You're The Only One That's Real

Un & Un pour un Amour ...
Eurydice & Orphée Brûlant
Léon & Mathilda Violent
Mathilde & Manech Boitillant
Hélène & Paris Volé
Pénélope & Ulysse Mythique
David & Victoria Meetic
Valmont & Merteuil Torturé
Tristan & Iseult Passionné
Omar & Fred Humour
Thelma & Louise Cainri
Marianne & Petit Jean Boisé
Rose & Jack Humide
Tyler & Marla Schizo
John & Marilyn Jubilaire
George & Lenny Fraternel
Edith & Marcel Tragique
Jeanne & Serge Sportif
Léa & François Résistant
Jean-Paul & Simone Platonique
Diana & Dodi Percutant
Némo & Dory Marin
Candide & Cunégonde Botanique
Xavier & Martine Européen
Arthur & Paul Poétique
Angelina & Brad People
Bernard & Bianca Aventureux
Bertrand & Marie Malgré tout
John & Yoko Culte
Jack & Ennis Impossible

# Posté le vendredi 20 avril 2007 08:31

Modifié le vendredi 25 mai 2007 13:05

Welcome to jamrock

Welcome to jamrock
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Comme si Dieu s'faisait un shoot ..

# Posté le mardi 17 avril 2007 11:08

Modifié le mardi 17 avril 2007 11:18

Over my head

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- Je suis sur le fil ..

- ca a le don de me tuer ce genre de réflexion !

- quoi ? qu'est-ce que j'ai dit ?

- mais ce fatalisme à deux balles ! tu veux que je te dise quoi ? on est tous sur un fil ! tu veux faire quoi ? t'arrêter d'avancer de peur de tomber ? mais faut te décider un jour ou l'autre ma pauvre ! la vie c'est ça, faire un choix, tomber d'un côté ou de l'autre ! pas rester planté comme ça ! la vie c'est pas beau, la vie c'est pas des phrases toutes faites ! la vie tu te la prend dans la face ! et si c'est pas le cas pose toi des questions, parce que ça veut dire que tu vis pas !

- eh ben moi j'veux pas en prendre, de décisions. ca me gave. j'ai pas demandé à venir ici moi. j'voudrais juste qu'on me foute la paix moi.

- la paix ? mais pour quoi faire ?

- et ça, c'est pas une phrase à deux balles peut-être ? laisse moi tranquille. tu crois que tu vas mener la révolution ou quoi ? tu finiras comme tout le monde, usée par des années ternes, asphyxiée par un quotidien vide.

- peut-être. peut-être que ma vie me décevra au bout du compte. mais tu veux que je te dise ? même si ça m'arrive, même si je dois me coltiner une existence que je vomis aujourd'hui, eh ben pour l'instant mon avenir, il est tout nu. et pour l'instant c'est moi qui l'habille. alors j'en profite.

- et il est sappé comment ton avenir ?

- mon rêve de bonheur tu veux que je te dise ce que c'est ? c'est pas une famille, c'est pas des mômes. quand j'ouvre la porte de mes envies, je vois une route, je vois de la poussière. je vois le soleil qui brûle les yeux et puis le vent qui m'violente.

- ..

- et puis j'vois des traces de pas qui s'entrecroisent, qui s'marchent dessus, qui se cherchent. y'en a même qui s'trouvent parfois.

en manque de musiiique, en manque de nouveaux groupes.
ai enfin vu le secret de brockeback mountain. l'ai entré dans mon top 5 perso.
Over my head
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# Posté le vendredi 06 avril 2007 15:51

Modifié le dimanche 08 avril 2007 17:01

Peace by peace

Peace by peace
/!\ Surréalisme /!\

Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas d'ailes, il ne se tient pas nécessairement à une table desservie sur une terrasse, le soir, au bord de la mer. C'est le désespoir et ce n'est pas le retour d'une quantité de petits faits comme des graines qui quittent à la nuit tombante un sillon pour un autre. Ce n'est pas la mousse sur une pierre ou le verre à boire. C'est un bateau criblé de neige, si vous voulez, comme les oiseaux qui tombent et leur sang n'a pas la moindre épaisseur. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par un bijou de cheveux. C'est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l'existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir. Le reste, nous n'en parlons pas. Nous n'avons pas fini de désespérer, si nous commençons. Moi je désespère de l'abat-jour vers quatre heures, je désespère de l'éventail vers minuit, je désespère de la cigarette des condamnés. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas de coeur, la main reste toujours au désespoir hors d'haleine, au désespoir dont les glaces ne nous disent jamais s'il est mort. Je vis de ce désespoir qui m'enchante. J'aime cette mouche bleue qui vole dans le ciel à l'heure où les étoiles chantonnent. Je connais dans ses grandes lignes le désespoir aux longs étonnements grêles, le désespoir de la fierté, le désespoir de la colère. Je me lève chaque jour comme tout le monde et je détends les bras sur un papier à fleurs, je ne me souviens de rien, et c'est toujours avec désespoir que je découvre les beaux arbres déracinés de la nuit. L'air de la chambre est beau comme des baguettes de tambour. Il fait un temps de temps. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. C'est comme le vent du rideau qui me tend la perche. A-t-on idée d'un désespoir pareil! Au feu! Ah! ils vont encore venir... Et les annonces de journal, et les réclames lumineuses le long du canal. Tas de sable, espèce de tas de sable! Dans ses grandes lignes le désespoir n'a pas d'importance. C'est une corvée d'arbres qui va encore faire une forêt, c'est une corvée d'étoiles qui va encore faire un jour de moins, c'est une corvée de jours de moins qui va encore faire ma vie.


ANDR& BRETON


Extrait de
"Le révolver à cheveux blanc"
Poésie/Gallimard
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# Posté le vendredi 06 avril 2007 15:50

Modifié le samedi 07 avril 2007 12:43